Impact du conflit au Moyen-Orient sur le transport aérien - FR

Le conflit au Moyen-Orient a des répercussions considérables sur le trafic aérien mondial. Trois semaines après le début des hostilités, la capacité au départ de la région a chuté de 50 % par rapport à 2025, les prix du kérosène ont doublé et les grandes compagnies aériennes internationales procèdent en urgence à la réorganisation de leurs réseaux.

BDO fait le point sur l'ampleur de ces perturbations et leurs implications pour les acteurs du secteur. - FR


FR - Les hubs du Golfe sont les plus durement touchés : Doha affiche une baisse de 85 % et Dubaï de 65 % par rapport aux niveaux de l’année dernière. Les liaisons intrarégionales, les flux vers l’Europe et les correspondances vers l’Asie sont tous gravement perturbés. Qatar Airways, Emirates, Etihad et les transporteurs européens ont fortement réduit leurs activités dans la région.

Au-delà du choc régional, les coûts énergétiques constituent la principale préoccupation. Le doublement des prix du kérosène en moins d’un mois représente un coup dur structurel pour l’ensemble du secteur : le carburant représentant environ 25 % des coûts d’exploitation, des hausses des tarifs aériens de l’ordre de +10 % sont d’ores et déjà anticipées pour mars-avril 2026.

La durée du conflit reste la variable clé : un retour à la normale avant la fin du mois d’avril permettrait de limiter les dégâts ; une crise prolongée augmenterait le risque de stagflation pour l’économie mondiale, avec de graves conséquences pour la compétitivité de l’aviation européenne.